2,6-dichlorobenzamide

Le 2,6‑dichlorobenzamide est une molécule de dégradation du fluopicolide, fongicide utilisé sur vigne, en maraîchage et sur pomme de terre. C’est aussi une molécule de dégradation du dichlobénil, herbicide interdit depuis 2010 utilisé en arboriculture, vigne, forêt et traitement des plans d’eau.

L’usage du fluopicolide est bien plus fréquent sur le bassin Rhône‑Méditerranée que sur les bassins Loire‑Bretagne et Adour‑Garonne, du fait des surfaces importantes de vigne sur le territoire rhônalpin. Ceci explique, en partie, la spécificité des quantifications de son métabolite.

Le fluopicolide est détecté, en 2024, avec une fréquence de quantification de 3,9% dans les rivières du bassin Rhône‑Méditerranée. Le 2,6‑dichlorobenzamide est quant à lui détecté avec une fréquence de presque 17% sur ce même territoire.

Code SANDRENom moléculeUsage phytoInterdiction phytoMétabolitePertinence EDCHBiocide
20112,6-dichlorobenzamideOuiOui

Le Glyphosate est un herbicide total (non sélectif) à pénétration foliaire. Il est potentiellement utilisable par tout type d’utilisateur (uniquement les professionnels depuis le 1er janvier 2019), avec toutefois des restrictions d’usages depuis le 1er janvier 2017 pour les personnes publiques. Ces restrictions d’usages ont été étendues à tous les utilisateurs non agricoles depuis le 1er juillet 2022.

Le Glyphosate est notamment utilisé :

  • en culture, avant le semis et après la récolte ;
  • pour désherber l’inter‑rang et les « tournières » des cultures pérennes ;
  • en « zones non agricoles », quand l’entretien en désherbage chimique reste autorisé dans le cadre de la loi Labbé.

L’AMPA est la molécule la plus quantifiée dans les eaux superficielles, avec des concentrations fréquemment supérieures à 0,1 μg/L. Il s’agit de la première molécule de dégradation du Glyphosate ; elle peut aussi être issue de la dégradation de certains détergents et produits de lessive contenant des aminophosphonates. L’AMPA a été classé, en juin 2025, non pertinent pour les eaux destinées à la consommation humaine et, par extension, dans les eaux souterraines.

Le Glyphosate et l’AMPA possèdent une forte capacité à être fixés sur les particules fines du sol ainsi que sur la matière organique. Ces 2 molécules sont donc peu disponibles pour être entrainées par infiltration vers les ressources d’eaux souterraines. Elles sont, en revanche, entraînées avec les particules fines présentes dans les ruissellements de surface.

Le 22 juin 2018, le gouvernement français s’est engagé dans un plan de sortie du Glyphosate qui vient compléter la stratégie nationale de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Des restrictions de certains usages agricoles sont mises en place depuis 2020 : on observe ainsi une baisse constante des quantités de Glyphosate vendues sur la région AURA entre 2018 et 2023. Les quantités de Glyphosate vendues repartent à la hausse en 2024 mais restent très inférieures aux volumes enregistrés en 2018. Les conséquences de ces orientations ne sont pas encore visibles sur les résultats d’analyses.

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