La chloridazone méthyl desphényl est l’une des principales molécules de dégradation de la chloridazone. Cette substance active herbicide est utilisée spécifiquement sur betterave, en stratégie de désherbage de prélevée ou de post‑levée précoce des adventices.
Les usages de produits phytosanitaires contenant de la chloridazone sont interdits, en France, depuis fin 2020.
Les métabolites de la chloridazone sont relativement persistants et assez mobiles dans notre environnement, leur rémanence pourra donc se révéler assez longue en raison de l’inertie de certains milieux.
La chloridazone méthyl desphényl figure depuis plusieurs années parmi les molécules les plus fréquemment quantifiées dans les rivières du bassin Loire‑Bretagne. Elle affiche une fréquence de quantification de 12,8% en 2024, quasi‑exclusivement à des concentrations inférieures à 0,1 μg/L. A noter : les métabolites de chloridazone sont recherchés sur une partie des stations « eaux superficielles » et uniquement sur le bassin Loire‑Bretagne. La chloridazone est recherchée dans la quasi‑totalité des prélèvements de la région et reste très rarement détecté (fréquence de quantification de 0,2% et toujours à des concentrations inférieures à 0,1 μg/L).
L’ANSES a été saisie en septembre 2022 pour réexaminer la pertinence de ces métabolites. Les avis du 4 mai (lien vers le document) et du 19 décembre 2023 (lien vers le document) qualifient la chloridazone desphényl (DPC) et la chloridazone méthyl desphényl (MDPC) comme pertinents pour les eaux destinées à la consommation humaine et, par extension, dans les nappes d’eau souterraine.
| Code SANDRE | Nom molécule | Usage phyto | Interdiction phyto | Métabolite | Pertinence EDCH | Biocide |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1133 | Chloridazone | Herbicide | ||||
| 6378 | Chloridazone DCPU | Oui | Oui | |||
| 6379 | Chloridazone MDCPU | Oui | Oui |
Le Glyphosate est un herbicide total (non sélectif) à pénétration foliaire. Il est potentiellement utilisable par tout type d’utilisateur (uniquement les professionnels depuis le 1er janvier 2019), avec toutefois des restrictions d’usages depuis le 1er janvier 2017 pour les personnes publiques. Ces restrictions d’usages ont été étendues à tous les utilisateurs non agricoles depuis le 1er juillet 2022.
Le Glyphosate est notamment utilisé :
- en culture, avant le semis et après la récolte ;
- pour désherber l’inter‑rang et les « tournières » des cultures pérennes ;
- en « zones non agricoles », quand l’entretien en désherbage chimique reste autorisé dans le cadre de la loi Labbé.
L’AMPA est la molécule la plus quantifiée dans les eaux superficielles, avec des concentrations fréquemment supérieures à 0,1 μg/L. Il s’agit de la première molécule de dégradation du Glyphosate ; elle peut aussi être issue de la dégradation de certains détergents et produits de lessive contenant des aminophosphonates. L’AMPA a été classé, en juin 2025, non pertinent pour les eaux destinées à la consommation humaine et, par extension, dans les eaux souterraines.
Le Glyphosate et l’AMPA possèdent une forte capacité à être fixés sur les particules fines du sol ainsi que sur la matière organique. Ces 2 molécules sont donc peu disponibles pour être entrainées par infiltration vers les ressources d’eaux souterraines. Elles sont, en revanche, entraînées avec les particules fines présentes dans les ruissellements de surface.
Le 22 juin 2018, le gouvernement français s’est engagé dans un plan de sortie du Glyphosate qui vient compléter la stratégie nationale de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Des restrictions de certains usages agricoles sont mises en place depuis 2020 : on observe ainsi une baisse constante des quantités de Glyphosate vendues sur la région AURA entre 2018 et 2023. Les quantités de Glyphosate vendues repartent à la hausse en 2024 mais restent très inférieures aux volumes enregistrés en 2018. Les conséquences de ces orientations ne sont pas encore visibles sur les résultats d’analyses.
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