Dimethenamide(-p) et métabolites

Le diméthénamide(‑p) (ou DMTA‑P) est un herbicide principalement utilisé en grandes cultures (colza, maïs, tournesol…), seul ou en mélange, en stratégie de désherbage de prélevée ou de postlevée précoce. Le DMTA‑P est, avec le péthoxamide, l’une des deux dernières substances actives de la famille des chloroacétamides encore autorisées pour un usage sur maïs, en prélevée des adventices. Compte‑tenu de son efficacité pour gérer les graminées estivales, il s’agit de l’une des molécules les plus utilisées, en quantité, pour le désherbage du maïs et du tournesol en région AURA.

Le DMTA‑P et ses métabolites sont relativement mobiles dans les sols ; ils sont par conséquent fréquemment quantifiés dans les eaux, notamment
au printemps. Pour limiter le risque de pollutions, une notice multi‑partenaires a été publiée (lien vers le document) avec des consignes d’utilisation plus strictes sur les zones à enjeux eau. Les métabolites du DMTA‑P sont classés non pertinents dans les eaux souterraines et les eaux destinées à la consommation humaine.

Suite à l’interdiction des principaux usages du S‑métolachlore, plusieurs stratégies sont possibles pour le désherbage des cultures de printemps et des solutions à base de DMTA‑P peuvent être envisagées. L’évolution de ces quantifications devra donc être surveillée dans les années à venir pour étudier un éventuel report des utilisations de S‑métolachlore.

Code SANDRENom moléculeUsage phytoInterdiction phytoMétabolitePertinence EDCHBiocide
1678DimethenamideHerbicide maïs
6865Dimethenamide ESAOuiNon
7735Dimethenamide OXAOuiNon

Le Glyphosate est un herbicide total (non sélectif) à pénétration foliaire. Il est potentiellement utilisable par tout type d’utilisateur (uniquement les professionnels depuis le 1er janvier 2019), avec toutefois des restrictions d’usages depuis le 1er janvier 2017 pour les personnes publiques. Ces restrictions d’usages ont été étendues à tous les utilisateurs non agricoles depuis le 1er juillet 2022.

Le Glyphosate est notamment utilisé :

  • en culture, avant le semis et après la récolte ;
  • pour désherber l’inter‑rang et les « tournières » des cultures pérennes ;
  • en « zones non agricoles », quand l’entretien en désherbage chimique reste autorisé dans le cadre de la loi Labbé.

L’AMPA est la molécule la plus quantifiée dans les eaux superficielles, avec des concentrations fréquemment supérieures à 0,1 μg/L. Il s’agit de la première molécule de dégradation du Glyphosate ; elle peut aussi être issue de la dégradation de certains détergents et produits de lessive contenant des aminophosphonates. L’AMPA a été classé, en juin 2025, non pertinent pour les eaux destinées à la consommation humaine et, par extension, dans les eaux souterraines.

Le Glyphosate et l’AMPA possèdent une forte capacité à être fixés sur les particules fines du sol ainsi que sur la matière organique. Ces 2 molécules sont donc peu disponibles pour être entrainées par infiltration vers les ressources d’eaux souterraines. Elles sont, en revanche, entraînées avec les particules fines présentes dans les ruissellements de surface.

Le 22 juin 2018, le gouvernement français s’est engagé dans un plan de sortie du Glyphosate qui vient compléter la stratégie nationale de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires. Des restrictions de certains usages agricoles sont mises en place depuis 2020 : on observe ainsi une baisse constante des quantités de Glyphosate vendues sur la région AURA entre 2018 et 2023. Les quantités de Glyphosate vendues repartent à la hausse en 2024 mais restent très inférieures aux volumes enregistrés en 2018. Les conséquences de ces orientations ne sont pas encore visibles sur les résultats d’analyses.

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